Définition du Coaching, Éthique et Déontologie

Qu'est-ce que le coaching ?

Sommaire de notre dossier « Qu’est-ce que le coaching »

1. Définition du coaching et épistémologie
1.1. Ce qu’est le coaching
1.2. Définitions du coaching
2. La définition du métier de Coach·e Professionnel·le
3. La charte éthique du Comité d’Éthique du Coaching
4. Aller plus loin : Le tour d’horizon des coachings du Mediablog du Coaching

 


Définition du coaching et épistémologie

Ce qu’est le coaching

Le coaching renvoie à un principe d’action et à une responsabilité inaliénable de l‘individu. Il s’attache à une logique de sens, au principe d’autonomie et d’intelligence adaptative, à la question du comment : « comment changer ici et maintenant », « comment vivre et se développer ici et maintenant », « comment conduire sa propre vie selon ses choix », « comment évoluer, s’adapter, se réaliser ici et maintenant, dans cette société, dans ce monde avec ce que je suis ».

Le coaching est cette discipline transversale des sciences humaines dont la rigueur éthique et épistémologique est fondamentale et dont les principes d’autonomie de responsabilité et de mise en action sont essentiels. Son ouverture aussi bien que sa finalité le préservent des aveuglements de théories ne visant qu’à s’auto-valider et éviter toute remise en question, toute évolution.

Par transversalité il faut comprendre fondements théoriques puisant aux sciences humaines et ouverture aux apports du comportementalisme, du cognitivisme, du constructivisme, de la psychologie humaniste, de la sociologie des organisations, de la psychologie sociale, du courant philosophique, de l’approche systémique et de la psychanalyse.

Définitions du coaching

« Le coaching en tant que métier des sciences humaines et sociales consiste à accompagner des individus des équipes et des organisations dans la définition et l’atteinte de leurs objectifs d’évolution, de développement, de décision, de transformation et de réalisation dans le respect des principes éthiques du « Comité d’Éthique du Coaching » et notamment le respect des droits des individus. »
Définition reconnue et adoptée par le Comité d’Éthique du Coaching (CEC) et le SFAPEC (Syndicat Français des Acteurs Professionnels du Coaching)

Le coaching se doit aux personnes, à la réussite de leur évolution, à leurs performances, et à la seule place qui leur revient dans les systèmes et les organisations du monde qui est le nôtre…, le centre.
Linkup Coaching

Le coaching consiste à accompagner des personnes ou des groupes dans la définition et l’atteinte de leurs objectifs, au bénéfice de la réussite de leur évolution personnelle et professionnelle.

Le coaching est un accompagnement de personnes ou d’équipes dans le but de développer leurs potentiels respectifs, de permettre l’émergence et la mise en place de stratégies de réussite pour définir et atteindre leurs objectifs, tant dans les domaines personnels que professionnels.

Le coaching a pour but de libérer le potentiel des hommes et/ou des équipes.

Le coaching est l’art d’apprendre à « apprendre à réussir ».

Le coaching est un métier à part entière.

La définition du métier de Coach·e Professionnel·le

Le Coach Professionnel intervient en tant qu’expert dans trois domaines fondamentaux que sont le coaching d’organisation, le coaching d’équipe et le coaching individuel.

Dans le respect de la charte éthique du coaching et du code de déontologie afférent, il accompagne des individus, des équipes ou des organisations pour définir et atteindre leurs objectifs respectifs, développer et pérenniser leurs potentiels, et permettre l’émergence ainsi que la mise en place de stratégies d’action au bénéfice de la réussite de leur évolution et de leur performance.

Le métier de Coach Professionnel est un métier qui met en pratique les fondamentaux scientifiques éprouvés des sciences humaines et sociales. Il recourt à la sociologie des organisations, à la psychologie sociale, aux champs théoriques du management et plus largement aux sciences du comportement individuel et organisationnel, à travers l’expertise, l’analyse et la mise en œuvre d’outils opérationnels et de méthodologies d’intervention propres à favoriser et développer l’autonomie, la responsabilisation et la mise en action du client.

Exemple de cadres d’intervention du Coach Professionnel :

Coaching stratégique ou coaching d’organisation : pour les comités de direction, les comités exécutifs et les dirigeants. Coaching centré sur les réorganisations, les transitions et plus généralement les problématiques de changement, d’innovation, de performance et de construction d’une vision stratégique

Coaching de performance : S’apparente au coaching stratégique mais vise plus particulièrement l’optimisation et l’évolution des facteurs de compétitivité.

Coaching interculturel : destiné aux équipes dans des contextes et enjeux multiculturels et internationaux. Coaching prenant en compte la socio et psychogénèse des organisations, centré sur la convergence des représentations, des valeurs, des différences d’approche méthodologique et des différences d’approche de logique d’action et d’adhésion au projet collectif

Coaching de développement : développement professionnel pour les hauts potentiels, futurs cadres dirigeants, cadres supérieurs et managers

Coaching de crise : (ou de sortie d’épreuve) pour les comités de direction et exécutifs, les équipes opérationnelles, les managers et dirigeants. Le champ d’application du coaching de crise inclut en amont le coaching de gestion des risques.

Coaching d’équipe : destiné aux équipes de dirigeants, aux comités de direction, aux comités exécutifs, aux équipes commerciales et aux équipes transverses. Coaching centré sur l’optimisation des processus, sur le développement des interactions et des logiques de coopération, sur les capacités d’autonomie et d’apprentissage, sur l’intelligence collective, et le pilotage des changements structurels et organisationnel.

Coaching de gouvernance et de dirigeants : destiné aux dirigeants et à la gouvernance. Coaching centré sur les modèles de leadership, les modèles managériaux et les attributs et manifestations du pouvoir et de l’autorité dans les organisations.

Coaching de problématiques identifiées : pour managers et cadres. Développement de hauts potentiels, de réponse aux enjeux RSE et égalité Femme/Homme …Coaching centré sur des problématiques RH, relationnelles, de cohésion, d’adhésion, de stratégiques de management.

La charte éthique du Comité d’Éthique du Coaching à laquelle nous adhérons

Nous reconnaissons comme référence la charte éthique du Comité d’Éthique du Coaching. Replacer les principes éthiques au cœur de ce métier en articulant éthique et déontologie est une obligation morale, une responsabilité qui intéresse chaque membre de la communauté professionnelle et l’autorise en toute liberté et conscience à se saisir de ces sujets. Dans le domaine de l’éthique, si la communauté professionnelle n’assumait pas ses responsabilités, la protection du titre ne saurait se justifier durablement.

L’articulation éthique/déontologie est un enjeu pour l’avenir du coaching.

1. Respect des droits de la personne

Le Coach réfère son exercice aux principes édictés par les législations nationales, européenne et internationale sur le respect des droits fondamentaux des personnes, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection.

Il s’attache à respecter l’autonomie d’autrui et en particulier ses possibilités d’information, sa liberté de jugement et de décision. Il n’intervient qu’avec le consentement libre et éclairé des clients concernés. Réciproquement, toute personne ou toute organisation doit pouvoir s’adresser directement et librement à un Coach.

Le Coach préserve la vie privée des personnes en garantissant la confidentialité des échanges et des informations collectées, y compris entre collègues. Il respecte le principe fondamental que nul n’est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui-même.

2. Protection des organisations

Le Coach est attentif aux métiers, aux usages, à la culture, au contexte et aux contraintes de l’organisation pour laquelle il travaille. Son « extériorité politique » est la base et la condition de son intervention.

Ainsi le Coach ne peut s’autoriser à prendre parti dans ou participer à un conflit ou à des luttes d’influence. De la même manière il s’interdit de donner des avis non sollicités, d’intervenir au-delà du strict cadre du coaching que la demande soit explicite ou implicite de la part du donneur d’ordre, de se muer en porte-parole de celui-ci ou de se substituer à un membre de l’organisation quel qu’il soit. Le Coach adopte une posture de neutralité et d’équidistance vis-à-vis de tous les acteurs du système client.

Il préserve en garantissant la confidentialité des informations portées à sa connaissance, la sécurité des actifs stratégiques des organisations.

Le Coach doit s’assurer de l’utilité explicite de sa mission pour et dans l’organisation.

3. Compétence

Le Coach tient ses compétences :

– d’une formation continue reconnue et ouvrant à un diplôme d’État ou une Certification Professionnelle inscrite au RNCP,

– de la réactualisation régulière de ses connaissances,

– de compétences opérationnelles régulièrement enrichies et mises à jour,

– de sa capacité à opérer une transposition opérationnelle de ses connaissances vers la mise en œuvre et/ou la conception de processus de méthodes et d’outils d’accompagnement,

– d’une formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d’autrui et des mécanismes qui régissent les interactions dans les organisations…

Chaque Coach est garant de son niveau de qualification. Il s’autorise en conscience à exercer son métier de Coach à partir de sa formation, de sa certification professionnelle reconnue et inscrite au RNCP au plus haut niveau ou de son diplôme d’État, qui attestent de l’acquisition des compétences propres à l’exercice de cette profession.

Il définit ses limites propres, compte tenu de sa formation et de son expérience. Il refuse toute intervention lorsqu’il sait ne pas avoir les compétences requises. Il engage un travail auto réflexif portant sur son niveau d’exercice et la validité de ses connaissances techniques. Il s’engage dans un processus de supervision et a recours à un superviseur lorsque la situation l’exige.

Quel que soit le contexte de son intervention et les éventuelles pressions subies, il fait preuve de prudence, mesure, discernement, impartialité et responsabilité.

4. Responsabilité

Outre les responsabilités définies par la loi commune, le Coach a une responsabilité professionnelle. Il s’attache à ce que ses interventions respectent les principes de la présente Charte. Dans le cadre de ses compétences professionnelles, le Coach décide du choix et de l’application des méthodes et techniques d’accompagnement mises en œuvre ; que celles-ci relèvent de méthodes et techniques spécifiquement conçues par lui ou préexistantes et disponibles. Il répond donc personnellement de ses choix et des conséquences directes de ses actions et avis professionnels auprès de ses clients.

Il peut remplir différentes missions et fonctions : il est de sa responsabilité de les distinguer et de les faire distinguer.

Avant toute intervention, le Coach s’assure du consentement libre et éclairé de ceux qui le consultent ou qui participent à un processus de coaching. Il a donc l’obligation de les informer de façon claire et intelligible des objectifs, des modalités et des limites de son intervention.

5. Intégrité et Probité

Le Coach a un devoir de probité dans toutes ses relations professionnelles. Ce devoir se fonde sur le respect des principes éthiques du coaching et l’observance de règles déontologiques qui en découlerait, ainsi que de son effort continu pour affiner ses interventions, préciser ses méthodes et définir ses buts.

Le Coach a pour obligation de ne pas exploiter une relation professionnelle à des fins personnelles, religieuses, sectaires, politiques, ou en vue de tout autre intérêt idéologique.

Conscient de sa position le Coach s’interdit tout abus d’influence.

6. Qualité scientifique

Les modes d’intervention choisis par le Coach doivent pouvoir faire l’objet d’une explicitation raisonnée de leurs fondements théoriques et de leur construction. Toute évaluation ou tout résultat doit pouvoir faire l’objet d’un débat contradictoire des professionnels entre eux.

7. Respect du but assigné

Les dispositifs méthodologiques mis en place par le Coach dans le cadre de son accompagnement des individus, des équipes ou des organisations, répondent aux motifs de ses interventions, et à eux seulement dans le respect de la demande du système client.

Tout en construisant son intervention dans le respect du but assigné, le Coach doit néanmoins prendre en considération les utilisations possibles qui peuvent éventuellement en être faites par des tiers.

Aller plus loin : Le tour d’horizon des coachings du Mediablog du Coaching

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