Vous cherchez le statut juridique “idéal” pour un coach. Mauvaise approche : il n’existe pas en soi. Le bon statut dépend de votre activité de coaching, de votre niveau de risque, de votre objectif de revenu et de votre manière de vendre (B2C / B2B). Si vous choisissez à l’aveugle, vous payez ensuite en stress, en impôts mal anticipés ou en crédibilité bancale. On va poser un cadre simple, puis on déroule les options.
✨ Clarifier votre activité de coaching avant de choisir un statut juridique
1) Vous êtes “coach”… mais de quoi, exactement ?
Le mot “coach” regroupe des réalités très différentes, et ça change tout pour le statut juridique à choisir :
- Coach professionnel / coach de vie : activité souvent classée en prestation de service (logique “profession libérale” dans l’usage), avec une forte dépendance à la relation client, au cadre contractuel et à la posture.
- Coach sportif indépendant : vous pouvez être sur une activité plus “terrain”, avec des contraintes spécifiques (assurance, responsabilité, conditions d’exercice) et des risques physiques plus élevés.
- Coach thérapeute (ou coach “bien-être” très proche du soin) : zone la plus sensible. Le sujet n’est pas seulement “micro entreprise ou entreprise individuelle”, mais aussi : comment vous cadre votre pratique, votre communication et votre responsabilité.
👉 Si vous mélangez coaching, formation, conseil RH, bilan, accompagnement “thérapeutique”, vous n’êtes pas en train de choisir un statut : vous êtes en train de choisir une architecture d’activité.
🔢 2) Vos 4 paramètres qui dictent le choix (pas l’inverse)
Avant de comparer micro-entreprise, entrepreneur individuel, EURL ou SASU, répondez à ces 4 points :
- Votre cible : particuliers (souvent volume + paniers moyens) ou entreprises (moins de clients, plus de CA, plus d’exigences).
- Votre ambition à 12 mois : tester / vivre correctement / scaler / recruter / vous associer.
- Votre exposition au risque : responsabilité, déplacements, travail avec mineurs, santé, interventions en entreprise, etc.
- Votre discipline administrative : vous voulez du simple (au début) ou vous êtes prêt·e à gérer plus lourd pour sécuriser et structurer.
Si vous ne posez pas ça, comparer micro entreprise vs entrepreneur individuel vs EURL ou SASU revient à choisir un véhicule sans savoir si vous faites de la ville ou de l’autoroute.
3) Le piège classique : choisir “pour payer moins”
Vous allez croiser des contenus qui vendent un statut comme une astuce fiscale. C’est souvent une mauvaise décision de débutant.
Un statut sert à :
- encaisser proprement (clients, facturation, TVA selon votre situation),
- vous protéger (patrimoine, responsabilité, protection sociale),
- vous rendre crédible (surtout en B2B),
- vous laisser évoluer sans tout casser dans 6 mois.
Le “moins cher” sur le papier devient vite le plus coûteux si vous devez refaire votre structure, vos contrats, vos prix, ou si vous vous retrouvez coincé·e par des plafonds, des obligations ou une organisation fragile.
🔬 Micro-entreprise (auto-entrepreneur) : avantages et limites
La micro-entreprise (souvent appelée statut d’auto-entrepreneur) est le choix “réflexe” de beaucoup de coachs. Parfois c’est pertinent. Souvent c’est choisi pour de mauvaises raisons (“c’est simple donc c’est forcément mieux”). On va trier.
Les vrais avantages du statut d’auto-entrepreneur
Ce statut fonctionne bien si votre priorité est de démarrer vite avec une simplicité administrative maximale.
Concrètement, ce que la micro-entreprise vous apporte :
- Démarrage rapide : peu de formalités, peu de frictions.
- Gestion allégée : obligations comptables limitées par rapport à une société.
- Lisibilité : vous facturez, vous déclarez, vous avancez.
- Risque limité au début : idéal pour tester une offre, valider un positionnement, trouver vos premiers clients.
👉 Pour un coach qui se lance, la micro-entreprise est souvent un statut de démarrage, pas un statut “de carrière”.
Quand la micro-entreprise est un très bon choix (cas typiques)
La micro-entreprise est cohérente si vous êtes dans l’un de ces scénarios :
- Vous testez votre activité de coaching (offre pas encore stabilisée).
- Vous êtes coach de vie ou coach professionnel en B2C, avec des missions simples et répétables.
- Vous lancez votre activité de coach sportif indépendant en solo, sans structure lourde.
- Vous voulez valider votre capacité à vendre avant d’ajouter de la complexité (société, optimisation, etc.).
- Vous n’avez pas (encore) beaucoup de frais et vous voulez rester agile.
🏔️ Les limites
La micro-entreprise devient vite limitante dès que votre activité se structure. Les limites ne sont pas théoriques : elles se voient sur votre quotidien, votre cash et votre crédibilité.
1) Vous plafonnez plus vite que vous ne le pensez
Sans entrer dans des chiffres (qui évoluent), retenez ça : la micro-entreprise a des plafonds de chiffre d’affaires. Si votre ambition est de construire une activité solide, vous devrez anticiper le moment où vous les approchez.
2) Vous pilotez moins bien votre rentabilité
Beaucoup de coachs sous-estiment ce point : quand votre activité grossit, vous avez besoin de comprendre votre net réel. La micro-entreprise peut donner une impression trompeuse (“je facture, donc je gagne”).
Si vous commencez à investir (formation, outils, déplacements, location de salle, pub), vous aurez besoin d’un cadre qui permet un pilotage plus fin.
3) B2B : ce n’est pas bloquant, mais ça peut être un frein
Vous pouvez vendre à des entreprises en micro-entreprise, oui. Mais selon vos clients, vous pouvez rencontrer :
- des services achats plus exigeants,
- des demandes de contrats plus cadrés,
- une attente de structure “plus corporate”.
Ça ne veut pas dire “micro = amateur”. Ça veut dire : si vous visez l’entreprise, vous devez compenser par un cadre béton (contrat, CGV, RC pro, process).
4) Le risque “coach thérapeute” : micro ≠ protection
Si vous êtes dans une zone sensible (accompagnement proche du soin, du trauma, du psychologique), votre enjeu n’est pas le statut “le plus simple”. Votre enjeu, c’est la sécurisation : posture, cadre d’intervention, limites, assurance, contractualisation.
La micro-entreprise ne vous protège pas magiquement de ça.
Le bon raisonnement : micro-entreprise comme rampe de lancement
Si vous choisissez la micro-entreprise, choisissez-la avec une intention claire :
- Objectif : lancer, vendre, apprendre, stabiliser votre offre.
- Horizon : prévoir une évolution possible vers entreprise individuelle ou société (EURL/SASU) quand certains signaux apparaissent.
Les signaux typiques qui doivent vous faire envisager un autre statut :
- vous commencez à vendre plus cher, plus régulièrement,
- vous voulez sécuriser votre patrimoine et votre protection,
- vous visez davantage d’entreprises,
- vous investissez beaucoup dans l’activité,
- vous approchez des limites du régime.
🌁 Panorama des statuts possibles pour un coach (sans jargon inutile)
Avant de comparer micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL, SASU ou portage, vous avez besoin d’un “menu clair” : à quoi sert chaque statut, dans quels cas il est cohérent, et où sont les pièges.
Micro-entreprise (auto-entrepreneur) : quand c’est une bonne idée, quand c’est une fausse bonne idée
La micro-entreprise (statut d’auto-entrepreneur) est souvent le meilleur point de départ quand vous voulez lancer votre activité de coaching vite, sans vous rajouter une gestion lourde.
Quand c’est une bonne idée
- Vous êtes en phase test / démarrage : valider votre offre, votre positionnement et votre capacité à vendre.
- Vous voulez une simplicité administrative maximale pour vous concentrer sur l’essentiel : trouver des clients et délivrer vos accompagnements.
- Vos frais restent limités, et votre modèle est encore en construction.
Quand ça devient une fausse bonne idée
- Votre activité grossit vite : vous risquez de buter sur des plafonds (à vérifier selon les plafonds en vigueur) et de devoir changer dans l’urgence.
- Vous commencez à avoir des frais significatifs : la micro-entreprise peut devenir moins adaptée si vous avez besoin de piloter votre rentabilité avec précision.
- Vous vendez en B2B : ce n’est pas bloquant, mais selon vos clients, l’image “micro” peut nécessiter un cadre plus solide (contrats, process, assurance).
Point important : la micro-entreprise est souvent un statut de lancement, pas forcément un statut définitif.
Entreprise individuelle (EI) : l’entre-deux souvent mal compris
L’entreprise individuelle est souvent mal comprise parce que beaucoup la confondent avec “micro”. En réalité, c’est une logique différente : vous restez en nom propre, mais vous entrez dans un cadre plus structuré.
La logique
- Vous n’êtes plus dans “je teste”, vous êtes dans “je construis”.
- Vous passez à une gestion plus adaptée si votre activité devient régulière.
Ce que ça permet de mieux piloter vs micro
- Une vision plus réaliste de votre rentabilité quand vos frais augmentent.
- Une structuration plus cohérente si vous commencez à investir dans votre activité (outils, déplacements, location, sous-traitance).
- Une étape de consolidation avant de basculer en société si votre projet le justifie.
EURL et SASU : les deux formes “société” les plus courantes pour un coach
Créer une société (EURL ou SASU) ne sert pas à “faire sérieux”. Ça sert à rendre votre activité plus robuste quand les enjeux montent.
Pourquoi on crée une société
- Risque : protéger votre activité et éviter qu’un problème professionnel devienne un problème personnel.
- Croissance : structurer votre organisation, préparer une montée en puissance, professionnaliser la gestion.
- Optimisation : pas au sens “astuce”, mais au sens “choisir un cadre cohérent” selon votre fonctionnement.
- B2B : faciliter certaines ventes à des entreprises (contrats, crédibilité, process internes chez le client).
À ce stade, on ne tranche pas EURL vs SASU : on pose juste le “pourquoi” de la société. Le match vient dans le comparatif.
Portage salarial : le statut “tampon” pour vendre sans créer tout de suite
Le portage salarial est une alternative quand vous voulez facturer des prestations de coaching sans créer immédiatement votre structure.
Pour qui
- Vous voulez démarrer vite, notamment sur une mission entreprise, sans passer par la création d’entreprise.
- Vous êtes en transition (reconversion, test de marché, période d’instabilité).
Bénéfices
- Simplicité : une grande partie de l’administratif est gérée.
- Crédibilité : selon les contextes B2B, cela peut rassurer certains interlocuteurs.
Limites
- Coût : vous payez la simplicité, donc votre marge est généralement plus faible.
- Ce n’est pas toujours le meilleur choix long terme si vous construisez une activité rentable et durable.
🌟 Comparatif décisif : quel statut choisir selon votre situation (micro, EI, EURL, SASU, portage)
Vous pouvez lire 10 articles et rester bloqué·e. La bonne approche, c’est de comparer avec des critères concrets, puis de vous positionner selon votre activité de coaching (B2C/B2B), votre ambition et votre niveau de risque. Ici, on va droit au but.
Tableau comparatif : ce que vous devez regarder (pas ce que les gens commentent)
Plutôt que “c’est mieux / c’est moins bien”, comparez sur ces 7 points :
- Simplicité de création et de gestion : votre tolérance à l’administratif.
- Pilotage de la rentabilité : votre besoin de suivre précisément votre “net réel”.
- Charges et fiscalité : logique d’imposition et de cotisations (à valider selon votre cas).
- Protection sociale : ce que vous sécurisez (arrêt, maladie, retraite, prévoyance).
- Responsabilité et risque financier : exposition selon votre pratique (sport, entreprise, public fragile, etc.).
- Crédibilité en B2B : attentes de certains services achats / grands comptes.
- Évolutivité : capacité à changer de modèle, investir, recruter, vous associer.
Micro-entreprise vs entreprise individuelle : le match du démarrage
La vraie question n’est pas “quel statut est le meilleur”, mais : à quel moment la micro-entreprise devient trop étroite.
Choisissez la micro-entreprise si :
- vous êtes en phase test,
- vous voulez une simplicité maximale,
- vous privilégiez la vitesse d’action sur la structuration,
- votre activité est encore instable.
Basculez vers l’entreprise individuelle si :
- vos revenus deviennent réguliers,
- vos frais augmentent et vous devez mieux piloter,
- vous voulez un cadre plus robuste sans créer de société.
Et gardez en tête : si vous approchez les limites de la micro-entreprise (à vérifier selon les plafonds en vigueur), attendre “le dernier moment” vous met en risque : vous subissez le changement au lieu de le choisir.
EURL vs SASU : comment trancher sans fantasmer “l’optimisation”
Beaucoup de coachs choisissent EURL ou SASU en mode “j’ai lu sur un forum”. Mauvaise idée. Vous devez trancher selon votre logique de vie et de business.
Vous regardez EURL/SASU si :
- vous visez une activité durable et structurée,
- vous vendez en B2B ou vous voulez y aller sérieusement,
- vous avez des enjeux de risque / protection,
- vous voulez une organisation plus “entreprise”.
Les critères qui font vraiment la différence :
- Votre mode de rémunération : vous voulez de la régularité ? de la flexibilité ? vous projetez des variations ?
- Votre besoin de protection sociale : vous cherchez une couverture plus forte ou vous privilégiez d’autres arbitrages ?
- Votre manière de piloter : simplicité vs flexibilité, et votre capacité à gérer un cadre plus technique.
Ici, le piège est simple : choisir une société “pour payer moins” avant même d’avoir une offre stable et des ventes régulières. Vous complexifiez trop tôt, et vous perdez du temps et de l’argent.
Portage salarial vs création d’entreprise : arbitrage vitesse / marge / autonomie
Le portage salarial est souvent très adapté… à une situation précise : vendre tout de suite sans créer de structure.
Choisissez le portage si :
- vous signez une mission rapidement (souvent en entreprise),
- vous voulez éviter la création d’entreprise au départ,
- vous êtes en phase transition et vous voulez réduire la charge mentale.
Évitez d’en faire un choix par défaut si :
- vous voulez construire une activité rentable sur le long terme,
- vous cherchez une autonomie maximale,
- votre activité devient régulière (vous payez la simplicité trop cher).
Arbre de décision : 5 questions qui vous donnent 1 à 2 statuts probables
Répondez honnêtement, et vous aurez une recommandation réaliste.
- Vous démarrez et vous voulez tester ?
→ micro-entreprise ou portage (si mission B2B immédiate) - Votre activité est déjà régulière et vous voulez mieux piloter ?
→ entreprise individuelle - Vous visez le B2B sérieusement ou vous avez un risque plus élevé ?
→ EURL ou SASU (puis trancher selon votre rémunération / protection) - Vous avez une aversion forte à l’administratif mais vous devez facturer vite ?
→ portage en transition, puis bascule - Vous voulez une trajectoire de croissance claire (investir, structurer, recruter) ?
→ société (EURL/SASU)
⚖️ Obligations fiscales et sociales : ce que vous devez anticiper dès le départ
Vous n’avez pas besoin d’être expert·e en comptabilité. En revanche, vous devez comprendre une chose : votre statut juridique conditionne vos obligations fiscales, vos cotisations, votre manière de déclarer et votre capacité à piloter votre chiffre d’affaires. Si vous découvrez ces règles après avoir signé vos premiers clients, vous vous créez des problèmes évitables.
Les obligations communes à tous les statuts (le socle non négociable)
Quel que soit votre statut (micro-entreprise, entrepreneur individuel, EURL ou SASU, portage), vous devez sécuriser les bases :
- Facturation propre : mentions obligatoires, numérotation, dates, conditions de paiement (surtout si vous travaillez en entreprise).
- Déclarations : vous devez déclarer votre activité et vos revenus selon les modalités de votre régime.
- Suivi de votre chiffre d’affaires : pas “au feeling”. Un suivi mensuel minimal évite les mauvaises surprises.
- Contrats et cadre : même si ce n’est pas “fiscal”, c’est lié à votre risque : objet de la prestation, durée, annulation, confidentialité.
- Assurance : a minima une responsabilité civile professionnelle si vous voulez sécuriser votre activité de coaching.
Si vous voulez jouer “pro”, vous ne pouvez pas négliger ces points. Ce n’est pas optionnel, c’est votre base.
Ce qui change selon le statut : impôt, cotisations, TVA (la logique, pas le jargon)
Les différences les plus importantes ne sont pas “techniques”. Elles sont structurelles.
1) Votre manière d’être imposé·e
- En micro-entreprise, vous êtes sur un cadre simplifié : c’est fluide pour démarrer, mais moins fin pour piloter une activité qui se structure.
- En entreprise individuelle, vous entrez dans une logique plus adaptée au pilotage réel, notamment si vos frais deviennent significatifs.
- En EURL/SASU, vous ajoutez une couche “entreprise” : vous séparez davantage les flux, vous structurez la rémunération, et vous arbitrez différemment selon votre organisation.
2) Vos cotisations sociales (et donc votre protection)
Votre statut influence votre niveau de cotisations et votre protection (maladie, retraite, prévoyance). Ce n’est pas un détail :
- si vous cherchez surtout la simplicité au début, certains statuts sont plus confortables ;
- si vous cherchez à sécuriser votre situation (et pas juste “payer moins”), votre arbitrage peut changer.
3) TVA et seuils : le piège classique
La TVA est un sujet qui surgit souvent “d’un coup”, surtout quand l’activité grandit. Vous ne devez pas apprendre ça au moment où vous facturez déjà.
- Retenez seulement ceci : selon votre régime et votre niveau de chiffre d’affaires, votre situation vis-à-vis de la TVA peut évoluer.
- À vérifier selon les seuils et règles en vigueur, car ça bouge et ça dépend de votre situation.
4) Portage salarial : la simplicité contre la marge
En portage, l’administratif et les déclarations sont gérés largement par la société de portage, mais vous payez ce confort. Le point fiscal à comprendre est simple : vous échangez de la marge contre de la simplicité.
Ce bloc n’a pas vocation à remplacer un expert-comptable. Il vous donne la logique pour ne pas choisir un statut “à l’aveugle”. Pour trancher finement, vous validez avec un pro.
Erreurs fréquentes qui coûtent cher (et comment les éviter)
Voici les erreurs classiques chez les coachs qui se lancent. Elles sont évitables, mais seulement si vous les regardez en face.
- Choisir un statut pour “payer moins” avant d’avoir une offre stable : vous complexifiez trop tôt et vous perdez du temps (et parfois de l’argent).
- Sous-estimer les charges : vous fixez vos prix sur le CA, puis vous découvrez votre net réel trop tard.
- Ne pas prévoir la bascule (micro → EI → société) : vous attendez d’être au pied du mur au lieu d’anticiper.
- Ne pas cadrer la vente en B2B : délais de paiement, contrats, process achats… et vous subissez.
- Mélanger coaching, conseil, formation sans structurer : vous créez un flou qui complique tout (contrats, facturation, positionnement, risque).
- Oublier l’assurance ou prendre une couverture inadaptée : ça se voit rarement… jusqu’au jour où ça coûte très cher.
🚀 Démarches : créer votre activité de coaching étape par étape
Le piège, quand vous lancez votre activité de coaching, c’est de tout faire dans le désordre : logo, site, réseau social… et zéro cadre. L’ordre logique est simple : vous rendre facturable proprement, sécuriser le minimum, puis vendre.
Démarrage en micro-entreprise : étapes clés
La micro-entreprise est souvent la voie la plus rapide pour démarrer, à condition de ne pas la confondre avec “je fais n’importe quoi”.
- Clarifiez votre activité
- Votre type de coaching (coach de vie, coach sportif indépendant, coaching en entreprise, etc.).
- Vos prestations : format, durée, livrables, conditions (annulation, report, paiement).
- Déclarez votre activité
- Choisissez l’option adaptée à votre situation et aux règles en vigueur.
- Mettez en place un minimum de suivi (même un tableau simple) pour votre chiffre d’affaires.
- Mettez en place une facturation propre
- Modèle de facture, conditions de paiement, suivi des encaissements.
- Si vous vendez à des entreprises : anticipez les attentes (devis, bon de commande, délais).
- Sécurisez votre cadre
- Au minimum : un contrat de coaching (ou CGV + devis signé selon votre modèle).
- Une assurance adaptée (notamment responsabilité civile professionnelle).
- Lancez commercialement sans attendre la perfection
- Vous n’avez pas besoin d’un site parfait pour commencer.
- Vous avez besoin d’une offre claire et d’une capacité à signer vos premiers clients.
Création en société (EURL/SASU) : étapes clés
Créer une société est plus structurant. Si vous choisissez cette voie, faites-le pour de bonnes raisons (croissance, B2B, risque), pas “par défaut”.
- Validez que votre projet justifie une société
- Ambition, B2B, risque, projection, organisation.
- Vérifiez votre stratégie de rémunération et vos besoins de protection.
- Définissez votre cadre de fonctionnement
- Votre rôle, votre rémunération, votre gestion (même si vous êtes seul·e).
- Vos outils de pilotage : facturation, suivi, organisation.
- Créez la société dans le bon ordre
- Rédaction, formalités, immatriculation : c’est la partie “administrative”.
- L’erreur serait de passer 3 semaines là-dessus sans avoir clarifié l’offre et la vente.
- Sécurisez vos contrats et votre positionnement
- En société, vous serez souvent plus visible auprès d’entreprises : soyez solide sur le cadre.
- Posez vos limites et votre posture, surtout si vous êtes sur un coaching proche du psychologique / bien-être.
- Mettez en place un pilotage mensuel
- Suivi du chiffre d’affaires, de la rentabilité, des encaissements.
- Anticipez les évolutions au lieu de les subir.
Démarrer en portage salarial : étapes clés
Le portage est utile si vous voulez facturer vite, sans créer une structure, notamment sur une mission entreprise.
- Choisissez une société de portage sérieuse
- Comprenez ce que vous signez, ce que vous payez, et ce que vous gardez comme autonomie.
- Regardez la transparence sur les frais et la simplicité opérationnelle.
- Cadrez votre mission
- Devis, périmètre, durée, modalités de paiement, confidentialité.
- Ne vous reposez pas sur “le portage gère tout” : le cadrage de la mission, c’est votre responsabilité.
- Sécurisez votre cadre de coaching
- Contrat / conditions, posture, limites, confidentialité.
- Assurance : vérifiez ce qui est couvert et ce qui ne l’est pas.
- Utilisez le portage comme un tremplin, pas comme un parking
- Si votre activité devient régulière, vous aurez intérêt à analyser si une structure à vous devient plus cohérente.
🔐 Sécuriser votre activité de coaching : responsabilité, contrat, cadre d’intervention
Si vous voulez “sécuriser votre activité de coaching”, oubliez l’idée que le statut juridique suffit. La sécurité se joue ailleurs : ce que vous promettez, ce que vous refusez, et ce que vous signez.
Responsabilité : ce que vous devez couvrir (sans paranoïa, mais sans naïveté)
Votre risque n’est pas seulement “juridique”, il est aussi opérationnel :
- Risque client : incompréhension, déception, contestation (“ce n’était pas ce qui était prévu”).
- Risque de frontière : coaching vs accompagnement thérapeutique (surtout si vous touchez au psychologique).
- Risque B2B : attentes d’entreprise, confidentialité, reporting, clauses, délais de paiement.
- Risque réputation : un seul conflit mal géré peut vous coûter plus cher que vos cotisations sur un an.
Assurance : RC professionnelle et protection sociale (le minimum viable)
Sans entrer dans des détails d’assureur, retenez cette règle simple : plus votre pratique est exposée (sport, entreprise, publics fragiles, sujets sensibles), plus vous devez être carré sur l’assurance.
- Responsabilité civile professionnelle : c’est votre base pour sécuriser l’activité.
- Protection sociale / prévoyance : ne confondez pas “je facture” avec “je suis protégé”. Votre statut influence votre couverture, mais vous devez aussi choisir vos protections.
🛡️ Le contrat de coaching : votre bouclier n°1 (et votre cadre de qualité)
Le contrat n’est pas une formalité. C’est l’outil qui évite 80 % des problèmes : il fixe le périmètre, les règles et les obligations. D’ailleurs, la contractualisation et la rédaction du contrat de coaching font partie des attendus métier et des évaluations dans les référentiels (objectifs, planning, prix, obligations, clauses).
Ce qu’un contrat clair doit contenir (au minimum)
- Identité des parties et cadre (bipartite ou tripartite).
- Objet : ce que vous faites, et surtout ce que vous ne faites pas.
- Objectifs + critères de réussite (ce qu’on mesure / observe).
- Déroulement : nombre de séances, durée, rythme, modalités (visio/présentiel), travail entre séances.
- Confidentialité et déontologie : règles de neutralité, engagements réciproques, limites.
- Modalités financières : prix, échéances, retards, conditions.
- Annulation / report / résiliation : sans ça, vous vous exposez à des conflits évitables.
Copie de RNCP6 - REAC Coach Pro…
B2B : le contrat tripartite (et le piège le plus fréquent)
En entreprise, le danger classique : l’entreprise paye, le coaché travaille, et vous êtes au milieu… sans cadre. Le référentiel prévoit explicitement des contrats tripartites (entreprise, coaché, coach) avec confidentialité, obligations, modalités financières et résiliation.
Votre point de vigilance : la confidentialité
- L’entreprise peut demander du reporting.
- Le coaché attend un espace sécurisé.
- Votre contrat doit définir qui a accès à quoi : sinon vous vous brûlez.
Coaching vs thérapeute : mettez une frontière écrite, pas “dans votre tête”
Si vous êtes sur un positionnement “coach thérapeute / bien-être”, vous jouez avec une zone sensible. La sécurité ici vient de votre capacité à :
- cadrer votre champ d’intervention dès l’entretien de découverte (ce que vous accompagnez, ce que vous n’accompagnez pas)
- réorienter si la demande sort du coaching (c’est une compétence attendue : reconnaître les limites et proposer une autre modalité si nécessaire).
Dit autrement : si vous ne savez pas dire “ce n’est pas du coaching”, vous ne sécurisez rien.
Le cadre éthique : ce qui rend votre pratique défendable
Votre crédibilité ne vient pas de votre statut. Elle vient de votre capacité à tenir un cadre : éthique, déontologie, confidentialité, neutralité. C’est noir sur blanc dans les attendus (référence à une charte éthique type SFAPEC/ICF/SF Coach, règles de confidentialité, engagements, neutralité).
🎯 La méthode Linkup Coaching : choisir un statut juridique qui sert un projet viable (pas l’inverse)
La plupart des contenus sur le statut juridique du coach vous laissent seul·e avec un comparatif. Problème : un statut ne “marche” que s’il est aligné avec votre offre, votre cible et votre modèle économique. Linkup Coaching aborde le sujet comme un projet entrepreneurial : création, gestion, développement — pas comme un choix administratif isolé.
1) Partir de votre modèle d’activité (avant le statut)
Avant de trancher micro-entreprise, EI, EURL ou SASU, vous devez poser 3 éléments :
- Votre cible principale : particuliers, entreprises, ou mix (et dans quelle proportion).
- Votre offre : formats, durée, niveau de prix, récurrence (ponctuel vs accompagnement).
- Votre niveau de risque : sportif, public fragile, intervention en entreprise, confidentialité, etc.
C’est exactement la logique attendue dans un projet professionnel de coach : étude de marché + business plan + cohérence entre clientèle, offre et structure.
2) Verrouiller votre “triangle de sécurité” : contrat, éthique, assurance
Vous pouvez avoir “le bon statut” et être quand même exposé·e si votre cadre est flou. La sécurisation passe par :
- un contrat clair (objectifs, durée, prix, confidentialité, résiliation),
- un cadre éthique et déontologique explicité,
- une assurance adaptée (a minima RC professionnelle selon votre pratique).
Ce triptyque fait partie des attendus du métier, notamment sur la contractualisation et le cadre d’intervention.
3) Choisir un statut qui vous laisse évoluer (au lieu de vous coincer)
Le bon statut, c’est celui qui :
- vous permet de démarrer vite si vous êtes en phase test,
- vous permet de piloter mieux quand l’activité se stabilise,
- vous permet de structurer et crédibiliser si vous visez le B2B ou une montée en puissance.
Et surtout : vous devez anticiper votre trajectoire (micro → EI → société, ou portage en transition), au lieu d’attendre d’être au pied du mur.
4) Construire votre projet comme une entreprise : offre, valeur, business plan, action commerciale
C’est là que Linkup se différencie : le statut devient un chapitre d’un bloc “création et développement” avec :
- étapes de la création d’entreprise,
- définition d’une offre adaptée à votre cible,
- proposition de valeur,
- rentabilité et revenu prévisionnel,
- formalisation du business plan,
- plan de communication, pitch et négociation.
Pour créer votre activité et exercer le métier de coach sereinement, le choix du statut juridique n’est pas un détail : il conditionne votre sécurité, votre patrimoine personnel, votre couverture sociale, votre impôt, votre capacité à développer votre clientèle (B2C ou entreprise), et votre crédibilité en mission. Démarrez simple si vous testez (microentreprise / portage salarial), structurez quand votre chiffre d’affaires se stabilise (EI, puis société type EURL/SASU), et sécurisez la base dès le premier client : assurance, contrat, règles de fonctionnement, et pilotage avec un expert comptable. Le statut est un outil : ce qui rend votre affaire viable, c’est votre offre, votre business plan, votre stratégie de communication (site internet, LinkedIn, réseaux sociaux) et votre cadre professionnel.
