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Développement personnel

Test d'intelligence émotionnelle : quels outils professionnels pour mesurer son QE ?

Kévin Camhi
14 septembre 202622 min de lecture

Un test d'intelligence émotionnelle, qu'est-ce que ça mesure exactement ?

L'intelligence émotionnelle désigne la capacité à percevoir, comprendre, utiliser et réguler ses émotions ainsi que celles des autres. Le concept est né des travaux de Peter Salovey et John Mayer en 1990, avant d'être popularisé par Daniel Goleman et décliné par Reuven Bar-On. Ces trois filiations théoriques comptent, car elles ont donné naissance à des instruments qui ne mesurent pas la même chose.

C'est le point aveugle de la plupart des pages qui vous proposent de tester votre QE en deux minutes. Selon l'outil que vous prenez, vous obtiendrez soit une capacité effective à résoudre des problèmes émotionnels, soit une auto-perception de vos dispositions, soit un panier de compétences socio-émotionnelles évaluées en contexte professionnel. Trois questions différentes, trois résultats difficilement comparables entre eux.

Autrement dit, la première décision à prendre n'est pas quel test passer, mais quelle question vous voulez trancher. Un lecteur qui cherche à comprendre sa mécanique émotionnelle et un dirigeant qui prépare une prise de poste n'ont aucune raison de passer le même instrument.

QE et QI : pourquoi la comparaison est trompeuse

Le quotient intellectuel mesure une aptitude cognitive générale, avec des instruments anciens, des étalonnages documentés depuis plus d'un siècle et une définition stabilisée. Le quotient émotionnel, lui, désigne un ensemble de construits beaucoup plus récents, mesurés de trois façons hétérogènes et encore discutés dans la littérature.

Le mot quotient est d'ailleurs en partie un abus de langage marketing. La plupart des instruments d'intelligence émotionnelle ne produisent pas un quotient au sens statistique du QI, mais un profil de scores par dimension, rapporté à un échantillon de référence.

Retenez surtout que les deux ne s'opposent pas et ne se remplacent pas. Si vous voulez remonter aux sources théoriques de ces modèles et à la façon dont ils irriguent la pratique de l'accompagnement, notre article sur les fondements psychologiques du coaching revient sur les auteurs qui ont structuré ce champ.

Les trois familles de tests : aptitude, trait et modèle mixte

La quasi-totalité des personnes qui cherchent un test d'intelligence émotionnelle ignorent qu'il existe trois logiques de mesure difficilement compatibles entre elles. C'est pourtant la première chose à trancher, avant même de regarder le prix ou la durée.

Cette typologie n'a rien d'arbitraire : elle est posée par la revue critique publiée dans Frontiers in Psychology par O'Connor, Hill, Kaya et Martin en 2019, qui classe les instruments existants en trois courants distincts et donne pour chacun ses caractéristiques réelles.

Les tests d'aptitude : ce que vous savez faire des émotions

Ces instruments fonctionnent en performance maximale, comme un examen. On vous soumet des situations émotionnelles à décoder et il existe des réponses plus justes que d'autres, établies par consensus d'experts ou de population.

Le plus connu est le MSCEIT de Mayer, Salovey et Caruso, qui compte 141 items pour 30 à 45 minutes de passation. Deux instruments plus courts et plus ciblés existent également, le STEM (44 items) et le STEU (42 items), surtout utilisés en recherche.

Leur grand avantage est d'être peu manipulables : vous ne pouvez pas décider de mieux réussir un problème émotionnel que vous ne savez pas résoudre. Leur limite tient à la notion même de bonne réponse à une situation émotionnelle, discutable culturellement, et à une validité prédictive sur le terrain plus faible qu'espéré.

Les questionnaires de trait : l'image que vous avez de vous-même

Ici, aucune bonne réponse. Vous vous positionnez sur une série d'affirmations décrivant vos façons habituelles de ressentir et de réagir. Le résultat décrit des dispositions durables telles que vous les percevez.

Le TEIQue de Konstantinos Petrides est la référence de cette famille : 153 items en version longue, 30 en version courte, répartis sur 15 facettes. Le SREIT, souvent appelé test de Schutte du nom de l'équipe qui l'a publié en 1998, compte 33 items et reste librement accessible, ce qui explique sa très large diffusion en recherche.

Ces questionnaires sont rapides, présentent de bonnes propriétés psychométriques et prédisent mieux les comportements réels que les tests d'aptitude selon O'Connor et ses collègues. Leur limite est connue : la désirabilité sociale. Consciemment ou non, on embellit ses réponses, surtout quand l'enjeu est professionnel.

Les modèles mixtes : compétences, traits et regards croisés

Héritière des travaux de Bar-On et de Goleman, cette famille agrège des compétences socio-émotionnelles, des dispositions de personnalité et parfois des indicateurs de bien-être. C'est un panier large, conçu pour être directement exploitable en entreprise.

L'EQ-i 2.0 de Reuven Bar-On en est le représentant le plus répandu, avec environ 125 items organisés en 5 facteurs et 15 sous-échelles. L'ESCI, 110 items, se distingue par son administration en 360 degrés : votre entourage professionnel répond aussi sur vous.

C'est la famille dominante dans le développement managérial, parce qu'elle produit des rapports lisibles et actionnables. Sa limite est symétrique de sa force : le construit est si large qu'il recoupe fortement les traits de personnalité classiques, ce qui alimente la critique scientifique du concept.

Les principaux tests d'intelligence émotionnelle comparés

Voici les caractéristiques réelles des instruments les plus cités, relevées dans la littérature scientifique et non sur les pages commerciales de leurs éditeurs.

TestAuteur / origineFamilleNombre d'itemsDuréeAccès
MSCEITMayer, Salovey et Caruso (version 2.0, 2003)Aptitude141 items30 à 45 minÉditeur, via praticien accrédité
STEM / STEUInstruments de rechercheAptitude44 et 42 items15 à 25 minUsage principalement académique
TEIQueKonstantinos Petrides (2001)Trait153 items (30 en version courte)20 à 30 minÉditeur, version courte parfois accessible
SREIT (test de Schutte)Schutte et ses collègues (1998)Trait33 items10 minLibrement accessible, très utilisé en recherche
EQ-i 2.0Reuven Bar-OnModèle mixteEnviron 125 items20 à 30 minÉditeur, restitution par un praticien certifié
ESCIModèle Goleman et BoyatzisModèle mixte, 360 degrés110 items20 à 30 minÉditeur, dispositif 360 degrés en entreprise

Caractéristiques relevées dans O'Connor et ses collègues, 2019. Certaines pages commerciales annoncent des nombres d'items différents (133 pour l'EQ-i 2.0, 155 pour le TEIQue) : ce sont des chiffres que nous n'avons pas retrouvés dans la littérature scientifique.

Comment lire ce tableau ? Surtout pas comme un classement. Le nombre d'items et la durée de passation indiquent une profondeur de mesure, pas une qualité : un questionnaire de 33 items publié et validé vaut mieux qu'un quiz de 100 questions sans auteur. La colonne qui compte réellement est celle de la famille, parce qu'elle détermine la nature de ce que vous obtiendrez.

Gardez aussi en tête que ces instruments reposent sur trois approches théoriques distinctes et ne sont pas les seules grilles de lecture des émotions et des relations. Là où un test produit un score, un cadre comme l'analyse transactionnelle éclaire la mécanique d'un échange en direct. Les deux ne se concurrencent pas, ils ne répondent simplement pas à la même demande.

Test gratuit ou test professionnel : ce qui change vraiment

Disons-le franchement : un test gratuit n'est pas mauvais par nature. Le SREIT de Schutte est gratuit, publié, validé et utilisé dans des centaines d'études. Le problème n'est donc pas le prix, il est ailleurs.

La plupart des quiz qui occupent la première page de Google ne sont pas des instruments psychométriques. Ce sont des questionnaires écrits pour engager un lecteur, produire un résultat flatteur et parfois collecter une adresse e-mail. Le vrai critère de tri tient en trois questions : existe-t-il un auteur identifiable, une publication de référence et un étalonnage documenté ?

CritèreTest gratuit en ligneTest professionnel édité
ConstructionSouvent sans auteur ni référence publiéeInstrument publié, documenté, étalonné
ÉtalonnageRarement communiquéÉchantillon de référence documenté par l'éditeur
RestitutionScore automatique, quelques lignes de commentaireRapport détaillé et entretien de débriefing
InterprétationÀ votre chargeAssurée par un praticien certifié par l'éditeur
Confidentialité des réponsesVariable, parfois exploitée à des fins commercialesEncadrée contractuellement
CoûtGratuitÀ partir d'environ 85 € pour un test validé avec rapport automatisé, davantage dès qu'un débriefing individuel est inclus
Usage possibleSensibilisation, curiosité personnelleDéveloppement professionnel, bilan, accompagnement

Sur la question du prix, la transparence du marché est faible et il faut le dire honnêtement. Un seul éditeur français affiche publiquement un tarif, autour de 85 € pour un test validé assorti d'un rapport automatisé. Les autres instruments se diffusent par licences d'entreprise ou par l'intermédiaire de praticiens certifiés, ce qui explique l'absence de prix publics. Toute fourchette haute que vous liriez ailleurs relève de l'estimation, pas de la donnée.

Quiz interactif

Quel type de test d'intelligence émotionnelle vous correspond ?

Ce quiz ne mesure pas votre quotient émotionnel : aucun questionnaire de 8 questions ne le peut sérieusement. Il vous oriente vers la famille d'instrument la plus adaptée à votre objectif, à votre contexte et à votre budget.

Question 1 sur 80%
Votre objectif principal en passant un test :
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Que valent scientifiquement ces tests ? Fiabilité, validité et limites

C'est la question que personne ne traite honnêtement, parce que chaque acteur de ce marché vend son propre instrument. La réponse tient en une phrase : ces tests sont des outils de description utiles, ils ne sont pas des outils de prédiction fiables.

Fidélité et validité : deux questions différentes

La fidélité est la stabilité de la mesure. Si vous repassez le même test quelques semaines plus tard, obtenez-vous à peu près le même résultat ? Sur ce point, les instruments édités et publiés se comportent bien.

La validité est une tout autre affaire : l'instrument mesure-t-il réellement ce qu'il prétend mesurer ? Un test peut être parfaitement fidèle et mesurer autre chose que son intitulé. C'est précisément là que les débats scientifiques sont vifs, et ils ne sont pas tranchés.

La validité incrémentale, le vrai point de discorde

Posons la question qui fâche. Une fois que l'on connaît le niveau cognitif et les traits de personnalité d'une personne, un test d'intelligence émotionnelle apporte-t-il une information supplémentaire ?

La méta-analyse de référence sur le sujet (Joseph D. L. et Newman D. A., 2010, Emotional Intelligence: An Integrative Meta-Analysis and Cascading Model, Journal of Applied Psychology, 95(1), 54-78) apporte une réponse nuancée. Les mesures mixtes expliquent bien une part de variance de la performance au travail au-delà des capacités cognitives et de la personnalité. En revanche, le lien entre intelligence émotionnelle d'aptitude et performance est inconstant : positif sur les métiers à forte charge émotionnelle, négatif sur ceux à faible charge émotionnelle.

Cela dit, une part de ce gain vient du fait que les modèles mixtes intègrent des construits déjà connus, comme l'estime de soi ou l'optimisme. Le reproche revient souvent : on mesurerait sous un nom neuf des dimensions psychologiques anciennes.

Ce qu'un test d'intelligence émotionnelle ne dit pas

Un instrument sérieux se juge autant à ce qu'il annonce qu'à ce qu'il se garde d'annoncer. Voici ce qu'aucun test de QE ne peut établir :

  • Il ne dit rien de votre valeur personnelle, ni de votre qualité humaine.
  • Il ne pose aucun diagnostic clinique et n'a pas vocation à en poser un.
  • Il ne prédit pas à lui seul votre réussite professionnelle.
  • Il ne mesure pas votre capacité à progresser, qui dépend surtout de votre engagement.
  • Il photographie un instant donné, sur des compétences qui se travaillent.
  • Il ne remplace ni un regard extérieur, ni une mise en situation réelle.

Comment interpréter vos résultats : y a-t-il un bon score de QE ?

Non. Il n'existe pas de bon score dans l'absolu, et c'est probablement l'information la plus utile de cet article. Trois clés de lecture permettent de faire quelque chose d'un rapport.

Première clé : un score ne vaut que rapporté à un étalonnage. Obtenir 68 ne signifie rien tant que vous ignorez à quelle population de référence ce 68 est comparé. Un rapport sérieux vous indique toujours cet échantillon.

Deuxième clé : le profil compte plus que le total. Un score global moyen peut parfaitement masquer une dimension très haute et une dimension très basse. C'est cette dispersion qui porte l'information exploitable, pas la moyenne qui l'écrase.

Troisième clé : l'écart entre dimensions est plus actionnable que le niveau général. Une personne très à l'aise dans la lecture des autres mais en difficulté sur sa propre régulation sait exactement où travailler. Une personne uniformément moyenne, beaucoup moins.

Quel que soit l'instrument, vous retrouverez les mêmes grandes dimensions sous des noms différents : la conscience de soi, la régulation émotionnelle, l'empathie et la conscience sociale, la gestion des relations, la prise de décision et la gestion du stress.

L'empathie et la conscience sociale méritent une attention particulière, car c'est la dimension la plus directement travaillable par la pratique. Elle se joue dans la qualité de présence en entretien, et les techniques de l'écoute active constituent le terrain d'entraînement le plus accessible pour la faire progresser.

Se faire évaluer : le déroulé d'une passation professionnelle

Une évaluation professionnelle ne se résume pas à un lien de questionnaire envoyé par e-mail. Voici les quatre temps d'une démarche correctement menée.

  1. 1

    L'entretien de cadrage

    Avant toute passation, le praticien clarifie votre objectif, choisit l'instrument en conséquence, précise qui verra les résultats et ce qui en sera fait. Un praticien qui vous envoie un lien de test sans ce préalable ne fait pas son travail.

  2. 2

    La passation

    En ligne, seul, dans un moment calme. Comptez 15 à 45 minutes selon l'instrument. Répondre spontanément vaut mieux que sur-réfléchir : ces questionnaires sont construits pour capter une tendance, pas une réponse optimisée.

  3. 3

    Le débriefing individuel

    L'entretien de restitution est le vrai livrable, pas le rapport. Le praticien confronte les résultats à vos situations réelles, cherche les écarts entre le profil et le vécu, et fait émerger votre propre lecture. C'est là que la valeur se crée.

  4. 4

    Le plan de développement

    Deux ou trois axes maximum, formulés en comportements observables et non en qualités abstraites, avec des situations d'entraînement identifiées et un point d'étape à quelques semaines.

Retenez la distinction essentielle : un test est un instrument de mesure, pas un accompagnement. Il ouvre une conversation, il ne la remplace jamais. Ce qui se travaille ensuite en séance relève d'une tout autre boîte, celle des outils de coaching, qui servent à faire bouger une situation là où le test se contente de la décrire.

Pour choisir un praticien, trois critères concrets suffisent : une certification délivrée par l'éditeur de l'instrument utilisé, une capacité à vous expliquer spontanément ce que le test ne mesure pas, et un engagement écrit sur la confidentialité de vos résultats. Un professionnel qui bute sur le deuxième critère devrait vous alerter.

4 techniques de questionnement puissantes utilisées lors d'un entretien de restitution
Le débriefing d'un test repose moins sur le rapport que sur la qualité du questionnement

Évaluer l'intelligence émotionnelle en entreprise : usages, limites et cadre légal

L'évaluation de l'intelligence émotionnelle s'est largement diffusée dans les organisations, en développement des compétences comme en recrutement. Tous les usages ne se valent pas, et certains exposent l'employeur autant que la personne évaluée.

Les usages légitimes

Ils ont un point commun simple : le test sert la personne évaluée et son résultat lui appartient. On y trouve le développement managérial, la préparation d'une prise de poste, le diagnostic d'équipe agrégé et anonymisé, ou encore l'accompagnement d'une transition professionnelle.

Ces démarches s'inscrivent souvent dans une politique plus large de qualité de vie au travail, où l'objectif est de donner à chacun des clés de lecture sur son fonctionnement, pas de produire un classement interne.

Les usages à risque

À l'inverse, trois pratiques posent problème : trier des candidatures sur un score de QE, comparer des collaborateurs entre eux, et faire peser un résultat dans une décision de promotion ou de rupture.

La raison est technique autant que déontologique. Ces instruments, en particulier ceux de trait et les modèles mixtes, sont sensibles à la désirabilité sociale. Dans un contexte de sélection, le candidat a tout intérêt à se présenter sous son meilleur jour, ce qui fragilise directement la mesure au moment même où l'enjeu est le plus fort.

France Travail rappelle aux employeurs de croiser les signaux observés en entretien, l'analyse approfondie du parcours et les tests standardisés, et souligne qu'un test ne montre l'intelligence émotionnelle qu'à un instant donné, sur une compétence qui n'est pas figée et qui se travaille.

Le cadre juridique est explicite sur ce point. L'article L1221-8 du Code du travail encadre l'usage de toute méthode d'aide au recrutement, ce qui inclut les tests d'intelligence émotionnelle.

Tests de QE pour managers et dirigeants : quel outil pour quel usage ?

Plus le niveau de responsabilité monte, plus l'écart se creuse entre la perception que l'on a de soi et celle qu'en a l'entourage professionnel. Les retours francs se raréfient à mesure que l'on prend de la hauteur. C'est exactement ce que les dispositifs 360 degrés viennent capter : non pas un score, mais un écart.

Trois usages concrets justifient une évaluation à ce niveau :

  • La prise de poste : cartographier ses appuis et ses angles morts avant les cent premiers jours, quand les habitudes ne sont pas encore installées.
  • La gestion d'une tension durable : identifier ses propres déclencheurs pour cesser de subir ses réactions dans une relation qui s'enkyste.
  • La préparation d'un changement d'échelle : passer d'une équipe à une organisation change la nature des compétences relationnelles mobilisées.

Dans les trois cas, l'instrument n'a d'intérêt que s'il s'inscrit dans un accompagnement. Sur un périmètre de direction générale, ce travail relève typiquement de l'executive coaching. Sur un périmètre d'encadrement intermédiaire, où l'enjeu porte davantage sur l'animation quotidienne d'une équipe, il s'agit plutôt de coaching de manager.

Une mise en garde pour finir : un test passé sans accompagnement produit un rapport lu une fois, commenté cinq minutes, puis rangé dans un dossier. C'est le sort de la grande majorité des évaluations commandées sans dispositif de suivi.

5 outils pour mesurer l'impact d'un accompagnement en entreprise
Un test de QE n'est qu'un indicateur parmi d'autres pour mesurer un accompagnement

Après le test : transformer un score en progression réelle

Un test mesure, il ne fait pas progresser. La bonne nouvelle est que l'intelligence émotionnelle n'est pas une donnée figée : c'est un ensemble de compétences qui s'entraînent, à condition de s'y prendre avec méthode.

Trois principes suffisent à éviter les erreurs les plus courantes :

  • Choisissez un seul axe. Un rapport qui identifie six dimensions perfectibles donne envie de tout travailler, ce qui revient à ne rien travailler.
  • Ancrez-le dans une situation professionnelle récurrente. Une réunion hebdomadaire, un entretien mensuel, un moment de tension identifié : le terrain d'entraînement doit revenir souvent.
  • Cherchez un retour extérieur régulier. Votre propre perception est justement la variable la moins fiable dans cette affaire.

Pour la méthode complète, avec les exercices et la progression détaillée, nous avons consacré un article entier au fait de développer son intelligence émotionnelle. C'est la suite logique de cette page : ici on mesure, là on progresse.

Enfin, si l'enjeu est important et le délai contraint, le cadre le plus efficace reste un accompagnement en coaching individuel. Il apporte ce qu'un rapport ne fournira jamais : une régularité, un regard extérieur exigeant et un espace pour travailler ce que le test a seulement pointé.

Aller plus loin : devenir le professionnel qui fait passer et débriefe ces évaluations

Une question se pose naturellement après avoir lu cet article, et aucune page de la première position de Google n'y répond : qui est réellement habilité à faire passer et à débriefer ces évaluations ?

La réponse honnête tient en deux temps. D'abord, l'accès à un instrument édité passe par une certification délivrée par son éditeur. Cette certification s'achète, se prépare sur quelques jours et ne s'obtient dans aucune école de coaching. Elle enseigne l'outil : sa construction, ses échelles, sa notation, son rapport.

Ensuite vient ce que l'éditeur n'enseigne pas, et qui fait toute la différence en salle : la posture d'accompagnement, la conduite d'un entretien de restitution, le cadre déontologique, et surtout la capacité à ne pas enfermer une personne dans son profil. Un praticien qui maîtrise l'outil mais pas la relation transforme une restitution en verdict. C'est l'erreur la plus fréquente.

Ces compétences-là s'acquièrent dans un parcours d'accompagnement complet, comme une formation de coach certifiée RNCP niveau 6. C'est ce que propose la formation de coach professionnel Linkup, pensée pour construire une posture solide avant d'ajouter des instruments par-dessus.

La formation en bref :

  • Certification RNCP niveau 6 (équivalent Bac+4)
  • Label qualité Qualiopi
  • 400 à 500 heures de parcours
  • De 6 000 à 12 000 € selon les parcours et les financements, à partir de 6 200 € chez Linkup, avec les dispositifs de financement mobilisables

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Foire aux questions.

Non. Il n'existe aucun test officiel au sens d'un instrument homologué par une autorité publique. Le plus proche d'un standard scientifique librement accessible est le SREIT de Schutte et ses collègues (1998, 33 items), largement utilisé en recherche depuis plus de vingt ans. Les quiz gratuits des sites grand public, eux, ne sont pour la plupart pas des instruments psychométriques validés : ils n'ont ni auteur identifiable, ni étalonnage publié.